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LE DEPISTAGE
II faut distinguer dépistage et diagnostic.
Le dépistage d'une affection a pour but de repérer dans une
population, la totalité de ceux qui sont atteints de l'affection
considérée. Le dépistage est d'autant plus efficace que les
nombres de "faux positifs" (patients dépistés alors qu'ils
ne sont pas atteints) et de "faux négatifs" (patients non
dépistés alors qu'ils sont atteints) sont faibles.
Les tests de dépistage des surdités de l'enfant dépistent
la surdité quelle que soit son origine : transmission ou perception.
Une fois dépisté, l'enfant doit être orienté vers un lieu
de diagnostic qui confirmera la réalité de la perte auditive
et précisera s'il s'agit de surdité de transmission ou de
perception (service hospitalier ORL, CAMSP, médecin ORL libéral
pratiquant des explorations fonctionnelles).
Jusqu'à présent, les carnets de santé prévoient des tests
de dépistage à la maternité, à 4 et 9 mois, à 24 mois et chez
l'enfant scolarisé.
Le dépistage systématique de la surdité en maternité - qui
pourrait entrer en vigueur prochainement - n'est en France
actuellement le fait que :
- des naissances " à risques " : prématurité, causes infectieuses
pendant la grossesse, à la naissance ou post-natales, médicaments
ototoxiques, traumatismes, cas de surdités dans la famille,
etc.
- quelques lieux expérimentaux : Picardie, Eure, CHU de Tours,
CHU de Bordeaux
Ce sont les parents ou l'entourage proche qui souvent sont
les premiers à avoir un doute sur l'audition de leur enfant.
Ni les médecins généralistes, ni les pédiatres, ni même les
médecins ORL ne sont suffisamment attentifs aux signes d'alerte
de la surdité de l'enfant.
REFERENCES
- Article de M. Jacques
Leman
- Article du Pr
Garabédian
- Recommandation
12-14 du BIAP
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