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Lecture et surdité Collectif Actes de lecture - n°80, décembre 2002 LAssociation française pour la lecture avait organisé en octobre 2002 avec létablissement Laurent Clerc de Champs-sur-Marne un colloque sur lecture et surdité. La revue de lAFL publie les actes de cette journée. Pour la plupart des intervenants, la cause était entendue : La pratique de la LSF est le meilleur garant pour les sujets à aller vers dautres formes langagières tel le français écrit. Aucune opposition, mais jeu, passage dun univers à lautre, dune façon de « dire à lautre », oui, voilà comment « lapprendre » (la prendre) cette langue écrite.(André Meynard). LAFL militant pour la pédagogie de la voie directe, sans médiation phonologique, on ne voit pas bien pourquoi la pédagogie de la voie directe nest pas considérée a fortiori comme la seule voie daccès aux messages écrits pour les enfants sourds. (G. Mondémé) Plus circonspect, Cyril Courtin, chercheur à Paris V, cite en exergue C. Musselman Personne ne sait encore comment lenfant sourd apprend à lire (voir C.S. n° 3), pour présenter des pistes de travail mais non des solutions. Il cherche à tirer de ses recherches sur le développement cognitif des enfants sourds et de la littérature quelques balises fiables : nécessaire acquisition de connaissances générales, aptitude aux théories de lesprit, précocité, utilisation dun mode de communication naturel pour lenfant. J.Y. Le Capitaine demande, et on ne peut dabord que souscrire,
que lon sinterroge sur : mais comment lisent-ils donc
? Geneviève Durand |